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Complément à un premier document envoyé sous le titre : «  Petite contribution au Grand Débat sur l’avenir de l’école calédonienne »

GRAND DÉBAT SUR  L’ÉCOLE.

21 Propositions pour l’avenir de l’école en Nouvelle-Calédonie

  1. Garantir à tous les élèves à la fin de leur scolarité obligatoire, les compétences du Socle commun
  2. Introduire dans le Socle commun un 8° pilier sur les langues et cultures kanak et océaniennes
  3. Faire de l’Education à l’environnement un axe prioritaire de l’apprentissage à l’Ecole
  4. Renforcer la liaison parents/équipe pédagogique par un contrat éducatif qui engage les enseignants, (dans le cadre de l’Aide au Travail Personnel, ou de Programme Personnel de Réussite Scolaire), à permettre à chaque enfant d’acquérir les compétences exigibles,  et les parents à mettre en place les conditions nécessaires de réussite, notamment sur le plan comportemental
  5. A l’intérieur des cycles, organiser les programmes en Unités de Valeurs, que l’enfant acquière tout au long de sa scolarité, et qui sont attribuées par un jury mixte d’enseignants, de parents, de personnalités extérieures
  6. Exiger de chaque élève la réalisation d’un « chef-d’œuvre »soumis à l’évaluation d’un jury, au cours de sa scolarité
  7. Supprimer les notes, les moyennes et  les classements et les remplacer par une évaluation des compétences par «Acquis –Non Acquis-En cours d’Acquisition »
  8. Consacrer le matin aux enseignements de français, anglais, mathématiques, histoire-géo, sciences et l’après- midi à l’EPS, l’expression artistique,  l’aide aux élèves en difficulté, les projets interdisciplinaires et pour les enseignants  à la concertation
  9. Alterner tout au long de la scolarité des périodes de cours avec des stages ou séjours de découverte de la nature, de l’entreprise ou de techniques d’expression artistique

10.  Réduire l’horaire hebdomadaire de cours et mieux répartir le temps scolaire dans l’année en réduisant les grandes vacances scolaires

11.  Attribuer à chaque citoyen, au-delà du temps de scolarité obligatoire et de formation professionnelle, un «crédit formation » pour recyclage ou changement d’activité professionnelle

12.  Organiser la classe en « lieu de vie » avec l’adoption par les élèves d’une « Charte comportementale» en assemblée de classe, sous la responsabilité du Professeur Principal

13.  L’Ecole doit proposer des espaces de parole avec un véritable apprentissage spécifique des règles de communication, la compréhension orale et écrite, l’écoute active, la reformulation, l’argumentation, le débat et le développement des  gestes mentaux tels que l’attention, la compréhension, la réflexion, l’imagination

14.  Redéfinir la fonction des enseignants en incluant dans son temps de travail hebdomadaire forfaitaire (sur une base 35 ou 39 heures ?) : le temps de cours devant élèves, de préparation de cours, de correction, d’aide au travail personnel, de projet interdisciplinaire et de concertation et supprimer les VSO5

15.  Chaque équipe éducative a la responsabilité de définir ses priorités et ses modalités de fonctionnement dans le cadre du projet d’établissement qui  devrait constituer un contrat avec obligation de résultats entre l’équipe, les parents et l’institution de tutelle

16.  L’innovation dans le cadre des projets d’établissement doit être encouragée et accompagnée par les corps d’inspection et de conseil

17.  Un système de primes devrait encourager les enseignants expérimentés à enseigner en brousse ou dans les établissements difficiles du Grand Nouméa

18.  Le système calédonien doit être uniformisé sans être uniforme par l’intégration des établissements privés dans le système éducatif du Pays et le même statut pour l’ensemble des personnels privés et publics

19.  Les établissements devraient être à taille humaine et être organisés en unités pédagogiques ne dépassant pas 60 à 100 élèves, avec un coordinateur de l’équipe pédagogique.

20.  Il faut imposer aux cantines scolaires l’usage de produits locaux avec une quantité progressive de fruits et légumes bio.

21.  Faire des écoles des pôles d’animation culturelle et d’éducation permanente  ouverte aux parents

Guy FOHRINGER

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Contribution au Grand débat sur l’Ecole

QUELLE PLACE POUR ÉDUCATION A L’ENVIRONNEMENT  DANS LE GRAND DÉBAT SUR L’AVENIR DE L’ÉCOLE EN NOUVELLE-CALÉDONIE ?

Quelle place allons-nous accorder à l’éducation à l’environnement  dans le système éducatif calédonien suite au transfert de compétence ?  La parole nous est donnée dans le cadre du Grand débat sur l’avenir de l’école organisé par le gouvernement de faire des propositions.  Vous trouverez ci-dessous un extrait d’une contribution plus complète, dont on peut prendre connaissance in extenso sur le site www.monpaysmonecole.gouv.nc:

Quiconque porte un regard lucide sur l’état de la planète et la crise financière, économique, sociale que traversent nos sociétés, se pose nécessairement la question : « Quelle planète allons-nous laisser à nos enfants ? », qui renvoie à une autre question : « Quels enfants allons-nous laisser au monde ? »

En Nouvelle-Calédonie, ces questions prennent une acuité particulière, du fait qu’il s’agit d’un « Pays qui se construit », en pleine mutation, qui affiche une volonté « d’émancipation », alors que sa dépendance dans de nombreux domaines ne fait que s’accroître : l’alimentation, l’énergie, la santé, que sa population est de plus en plus assistée…et qu’il bénéficie de transferts financiers très conséquents pour satisfaire des besoins élémentaires des populations…

Compte tenu de l’état de la planète, mais aussi de la situation particulière de la Nouvelle-Calédonie, le Pays se doit d’éduquer ses futurs citoyens à :

L’écologie et le respect des équilibres naturels, l’autonomie, la solidarité, la responsabilité des personnes et des collectivités, à la justice et à la démocratie, au sens de l’initiative, de la créativité et de l’engagement citoyen, à l’échange et au partage, à l’ouverture des autres, au respect de la différence et à la convivialité.

Pour reprendre une idée chère à Patrice Godin, l’école se doit de préparer une communauté de vie et de porter un projet de société démocratique et multiculturelle…

L’école calédonienne doit être une école de la vie … On doit y apprendre que la vie est une spécificité de notre planète et qu’il est de notre responsabilité de s’y comporter de façon à y maintenir les conditions qui nous permettent de continuer à y vivre ainsi que les générations à venir. Notre école doit aussi transmettre des connaissances élémentaires sur la terre, la biosphère, les écosystèmes, la biodiversité et tous les éléments particuliers qui en font une planète vivante, comprendre l’impérieuse nécessité de la protéger et le désir de la préserver, à l’échelle de la planète mais aussi dans un environnement proche : »penser globalement et agir localement ».

« Quand l’enfant arrive, le monde est déjà là et il revient à l’adulte de « faire les présentations », d’accompagner ce nouveau venu dans un univers déjà ancien, qui a ses règles, ses coutumes, ses expériences accumulées. Nous avons là une tâche d’intégration dans la « domus- la maison, qui est toujours plus ou moins une opération de « domestication »…C’est dans cet esprit, suggéré par Ph. Mérieux, qu’il s’agit d’initier à l’écologie science des équilibres naturels et à l’économie, gestion de nos activités de production, d’échanges et de consommation, qu’il nous appartient de réconcilier, en ne perdant pas de vue que « eÏkos », maison est la racine commune à écologie et à économie.

Pour beaucoup de calédoniens, la maison est une case, d’où l’importance d’ajouter une autre dimension forte : une approche pour tous de la culture kanak et plus largement des cultures océaniennes….

Le 7 juillet 2010                               Guy FOHRINGER

Plan de déplacement urbain : éviter les fausses pistes pour sortir de l’impasse

300px-Noumea-NewCaledonia-EOEn matière de circulation, le Grand Nouméa connaît aujourd’hui une situation comparable à celle qu’ont connue les villes à moyenne ou forte population en métropole dans les années 70, toutefois elle est aggravée du fait :

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Monsieur le Président,

Dans un article paru dans les Infos du 31 juillet 2009 sous le titre « Quelques nouvelles questions » à propos de l’usine du Nord, vous insistez sur le « silence assourdissant des associations écologiques » quant aux impacts environnementaux de cette usine.

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Monsieur le Haut Commissaire, 

Nous avons été très honorés d’être invités, par vous-même et Monsieur le Président du Gouvernement de la Nouvelle Calédonie à la Première Conférence sur le Schéma d’Aménagement et de Développement du Pays, mercredi 14 mai 2008 à Koné. Nous sommes satisfaits de constater que de nombreuses autorités, venant d’horizons différents et exerçant des fonctions diverses, se trouvent enfin réunies indépendamment des étiquettes politiques, pour mener une réflexion approfondie sur des problèmes de société, comme l’aménagement de l’espace, les choix énergétiques, le développement industriel ou agricole, la gestion de l’eau et des déchets, les transports, en dépassant le cadre et le calendrier liés aux échéances électorales. Dans un article récent paru dans les Infos sous le titre «  L’après nickel, c’est aujourd’hui » , nous avions d’ailleurs salué cette initiative, tout en déplorant qu’elle arrive bien tard, 10 ans après la signature de l’Accord de Nouméa et l’adoption de la Loi Organique.

Nous avons aussi constaté que tous les intervenants, sans exception ont mis l’accent sur le développement économique, ce qui somme toute, correspondait à l’annonce, mais que l’environnement, une fois de plus a été réduit à la portion congrue, ce qui montre bien que le concept de développement durable, dont l’environnement constitue pourtant l’un des piliers n’est pas encore rentré dans les mœurs.

Nous en voulons pour preuve la réaction des orateurs à la question posée par Monsieur Talamona, qui faisait partie de la délégation EPLP : «  Comment concilier une croissance forte de l’ordre de 7% appelée de tous leurs vœux par les leaders politiques et le problème planétaire du réchauffement climatique qui a d’ores et déjà des conséquences écologiques, mais aussi économiques non négligeables ? » Toute l’assistance a pu constater que cette « question qui dérange » est restée sans réponse, alors qu’elle se trouve aujourd’hui au coeur de toute réflexion sérieuse sur le développement.

Dans ces conditions, parler comme vous l’avez fait lors de votre discours, d’ « absolutisme  écologique » en Nouvelle Calédonie nous paraît hors de propos voire démagogique. Est-ce faire preuve d’absolutisme écologique que de promouvoir une politique « zéro déchets », alors que de nombreuses collectivités en Nouvelle Zélande, en Australie, au Canada, mais aussi en France, ont adopté cette démarche ? Est-ce faire preuve d’absolutisme écologique que de demander l’adoption d’une politique volontariste en matière d’énergies renouvelables permettant comme en Allemagne, au Japon, mais aussi à la Réunion et en France à des particuliers de se doter de panneaux solaires raccordés au réseau ? Est-ce faire preuve d’absolutisme écologique que de demander l’application de mesures telles qu’elles sont prévues dans la Loi cadre de Protection de la nature de juillet 1976 en métropole, qui n’a pas été rendue applicable en Nouvelle Calédonie ?

Vous n’êtes pas sans savoir que la Nouvelle Calédonie a pris en matière de protection de l’environnement un retard considérable, déjà bien avant que cette compétence ne soit transférée aux Provinces. Alors, quand nos déclarations ou nos prises de positions paraissent excessives au regard de quelques esprits archaïques, elles ne relèvent la plupart du temps que du simple bon sens et de ce qui serait considéré ailleurs comme des lieux communs.

Ce retard accumulé, parfois avec la bénédiction de l’Etat, est d’autant moins acceptable que la Nouvelle Calédonie est considérée par la communauté scientifique internationale comme l’un des principaux  hot spots de la planète pour sa biodiversité. De plus, contrairement à une idée largement répandue, que vous contribuez à entretenir, la protection de l’environnement n’est pas de la seule compétence des Provinces, elle est une compétence largement partagée, y compris avec l’Etat. L’exemple le plus flagrant est la lutte contre les feux de brousse, qui implique les Communes, les Provinces et l’Etat, et qui a été au centre des préoccupations de toutes les associations de défense de la nature ces 40 dernières années. Pourquoi a-t-il fallu attendre la catastrophe de la Montagne des Sources pour obtenir un début d’organisation des moyens par la Sécurité Civile ? Pourquoi la Réglementation minière, qui était jusqu’à une époque récente de compétence Etat, n’a-t-elle pas évolué depuis 1954 ? Pourquoi la Nouvelle Calédonie a-t-elle été écartée de l’application du Protocole de Kyoto ? Pourquoi aucune mesure concrète n’a-t-elle été prise en application de la Convention de Rio pourtant ratifiée par la France et applicable en Nouvelle Calédonie en matière de protection de la biodiversité et de lutte contre l’introduction d’espèces exogènes (écrevisses, tortues de Floride…) Pourquoi, malgré l’annulation d’ICPE par le TA pour manquement aux normes environnementales, l’Etat a-t-il continuer à accorder une aide fiscale considérable à une multinationale métallurgique ? Pourquoi autorise-t-on en  Nouvelle Calédonie l’usage de pesticides reconnus cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques interdits en métropole ? Sommes-nous en matière de protection de l’environnement et de la santé, des Français de seconde zone ?

Dans ce contexte, au lieu de parler d’absolutisme écologique, il aurait été plus approprié de souligner le courage de ceux qui s’engagent, souvent en prenant des risques, par une contribution active à la protection de l’environnement, plutôt que de les fustiger.

Pour terminer, nous considérons qu’aucun Schéma d’Aménagement et de Développement crédible ne peut se faire sans un inventaire rigoureux des Zones d’Intérêt Ecologique de Faune et de Flore. Une telle étude constitue, à nos yeux, la pierre angulaire et le préalable à tout programme de Développement ou d’Aménagement. Il serait en effet totalement irresponsable, de livrer un Pays qui a un taux d’endémisme de flore de l’ordre de 80% à l’appétit vorace d’aménageurs et d’exploitants de tous poils en l’absence de connaissances précises et de mesures de protection appropriées des ressources naturelles qu’il recèle.

Nous nous permettons donc de solliciter  de votre bienveillance, le financement et la réalisation d’une telle étude sous l’égide du Muséum d’Histoire Naturelle, comme celle qui a été menée à Santo en 2007.

Veuillez agréer, Monsieur le haut Commissaire, l’expression de notre considération respectueuse.

Action Biosphère, le 20 mai 2008

Emancipation ou néo colonialisme ?  Question que se posent des citoyens debout

Le second arrêté autorisant le tuyau de Goro Nickel vient d’être annulé par le Tribunal Administratif (LNC du 26/6/09), suite à un recours de l’Etat qui était déjà à l’origine de l’annulation de la première autorisation. Ayant nous-mêmes déposé un recours contre ce premier arrêté, nous devrions nous réjouir de cette décision. Sauf que notre recours avait…

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Urbanisme : verticalité ou horizontalité ? Contribution d'Action Biosphère

« Votre maison est votre plus grand corps… Vous n’habiterez pas des tombes construites par les morts pour les vivants… Votre maison ne saurait contenir votre secret ni votre désir. Car ce qui est infini en vous habite le château du ciel, dont la porte est la brume du matin, et dont les fenêtres sont les chants et les silences de la nuit ; » Khalil Gibran*

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L’après Nickel, c’est aujourd’hui

Le déséquilibre économique du Pays reste une réalité avec une forte concentration dans le Sud des entreprises et des populations salariées. Cette situation tend cependant à se transformer grâce à une volonté politique découlant de l’Accord de Nouméa dont l’usine du Nord …

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Aujourd'hui classé, demain sur la liste des sites en péril ?

Comme les grands jours de victoire à la coupe du monde de football, la Nouvelle Calédonie a fêté le 8 juillet la décision du Comité du patrimoine de l’UNESCO d’inscrire six sites du lagon calédonien sur la liste des sites à Valeur Universelle Exceptionnelle.
C’est en effet le résultat d’un travail de dix ans et d’un parcours semé d’embûches et de péripéties diverses, même si ceux qui étaient sous les feux de la rampe au Québec n’étaient pas ceux qui étaient au fourneau, quand nous jetions…

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Agir pour une qualité de vie à long terme, pour tous

Intervention de Guy Fohringer à la Convention UMP au Mont Dore, le 26 juillet 2008

Bonjour,

Dechets016.jpgOn m’a demandé d’intervenir sur la gestion des déchets. Cela peut paraître décalé, voire prétentieux de ma part d’avoir accepté, compte tenu de l’expérience menée dans ce domaine par MONT DORE ENVIRONNEMENT, qui va tout à fait dans le sens de ce que nous préconisons.

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