Un projet « parachuté », qui ne s’inscrit pas dans une réflexion globale de développement urbain, ni dans un Schéma de Déplacement cohérent

On aurait pu s’attendre, pour un projet de cette ampleur qu’il s’inscrive dans une réflexion plus globale sur le développement urbain à venir et que dans sa présentation, il soit fait plus largement référence à des textes réglementaires qui encadrent le développement urbain tels que le PDU ( Plan de Déplacement Urbain ) en métropole ou des outils locaux de prospective tels que le PDAN ( Plan de Déplacement de l’Agglomération de Nouméa) ou encore le SCAN ( Schéma de Cohérence de l’Agglomération Nouméenne).

Click to continue reading « L’échangeur de l’étrier, un gadget démagogique, dispendieux et anachronique »

Popularity: 23% [?]

Pistes Débat sur l’école

Fifils

Complément à un premier document envoyé sous le titre : «  Petite contribution au Grand Débat sur l’avenir de l’école calédonienne »

GRAND DÉBAT SUR  L’ÉCOLE.

21 Propositions pour l’avenir de l’école en Nouvelle-Calédonie

  1. Garantir à tous les élèves à la fin de leur scolarité obligatoire, les compétences du Socle commun
  2. Introduire dans le Socle commun un 8° pilier sur les langues et cultures kanak et océaniennes
  3. Faire de l’Education à l’environnement un axe prioritaire de l’apprentissage à l’Ecole
  4. Renforcer la liaison parents/équipe pédagogique par un contrat éducatif qui engage les enseignants, (dans le cadre de l’Aide au Travail Personnel, ou de Programme Personnel de Réussite Scolaire), à permettre à chaque enfant d’acquérir les compétences exigibles,  et les parents à mettre en place les conditions nécessaires de réussite, notamment sur le plan comportemental
  5. A l’intérieur des cycles, organiser les programmes en Unités de Valeurs, que l’enfant acquière tout au long de sa scolarité, et qui sont attribuées par un jury mixte d’enseignants, de parents, de personnalités extérieures
  6. Exiger de chaque élève la réalisation d’un « chef-d’œuvre »soumis à l’évaluation d’un jury, au cours de sa scolarité
  7. Supprimer les notes, les moyennes et  les classements et les remplacer par une évaluation des compétences par «Acquis –Non Acquis-En cours d’Acquisition »
  8. Consacrer le matin aux enseignements de français, anglais, mathématiques, histoire-géo, sciences et l’après- midi à l’EPS, l’expression artistique,  l’aide aux élèves en difficulté, les projets interdisciplinaires et pour les enseignants  à la concertation
  9. Alterner tout au long de la scolarité des périodes de cours avec des stages ou séjours de découverte de la nature, de l’entreprise ou de techniques d’expression artistique

10.  Réduire l’horaire hebdomadaire de cours et mieux répartir le temps scolaire dans l’année en réduisant les grandes vacances scolaires

11.  Attribuer à chaque citoyen, au-delà du temps de scolarité obligatoire et de formation professionnelle, un «crédit formation » pour recyclage ou changement d’activité professionnelle

12.  Organiser la classe en « lieu de vie » avec l’adoption par les élèves d’une « Charte comportementale» en assemblée de classe, sous la responsabilité du Professeur Principal

13.  L’Ecole doit proposer des espaces de parole avec un véritable apprentissage spécifique des règles de communication, la compréhension orale et écrite, l’écoute active, la reformulation, l’argumentation, le débat et le développement des  gestes mentaux tels que l’attention, la compréhension, la réflexion, l’imagination

14.  Redéfinir la fonction des enseignants en incluant dans son temps de travail hebdomadaire forfaitaire (sur une base 35 ou 39 heures ?) : le temps de cours devant élèves, de préparation de cours, de correction, d’aide au travail personnel, de projet interdisciplinaire et de concertation et supprimer les VSO5

15.  Chaque équipe éducative a la responsabilité de définir ses priorités et ses modalités de fonctionnement dans le cadre du projet d’établissement qui  devrait constituer un contrat avec obligation de résultats entre l’équipe, les parents et l’institution de tutelle

16.  L’innovation dans le cadre des projets d’établissement doit être encouragée et accompagnée par les corps d’inspection et de conseil

17.  Un système de primes devrait encourager les enseignants expérimentés à enseigner en brousse ou dans les établissements difficiles du Grand Nouméa

18.  Le système calédonien doit être uniformisé sans être uniforme par l’intégration des établissements privés dans le système éducatif du Pays et le même statut pour l’ensemble des personnels privés et publics

19.  Les établissements devraient être à taille humaine et être organisés en unités pédagogiques ne dépassant pas 60 à 100 élèves, avec un coordinateur de l’équipe pédagogique.

20.  Il faut imposer aux cantines scolaires l’usage de produits locaux avec une quantité progressive de fruits et légumes bio.

21.  Faire des écoles des pôles d’animation culturelle et d’éducation permanente  ouverte aux parents

Guy FOHRINGER

Contribution au Grand débat sur l’Ecole

QUELLE PLACE POUR ÉDUCATION A L’ENVIRONNEMENT  DANS LE GRAND DÉBAT SUR L’AVENIR DE L’ÉCOLE EN NOUVELLE-CALÉDONIE ?

Quelle place allons-nous accorder à l’éducation à l’environnement  dans le système éducatif calédonien suite au transfert de compétence ?  La parole nous est donnée dans le cadre du Grand débat sur l’avenir de l’école organisé par le gouvernement de faire des propositions.  Vous trouverez ci-dessous un extrait d’une contribution plus complète, dont on peut prendre connaissance in extenso sur le site www.monpaysmonecole.gouv.nc:

Quiconque porte un regard lucide sur l’état de la planète et la crise financière, économique, sociale que traversent nos sociétés, se pose nécessairement la question : « Quelle planète allons-nous laisser à nos enfants ? », qui renvoie à une autre question : « Quels enfants allons-nous laisser au monde ? »

En Nouvelle-Calédonie, ces questions prennent une acuité particulière, du fait qu’il s’agit d’un « Pays qui se construit », en pleine mutation, qui affiche une volonté « d’émancipation », alors que sa dépendance dans de nombreux domaines ne fait que s’accroître : l’alimentation, l’énergie, la santé, que sa population est de plus en plus assistée…et qu’il bénéficie de transferts financiers très conséquents pour satisfaire des besoins élémentaires des populations…

Compte tenu de l’état de la planète, mais aussi de la situation particulière de la Nouvelle-Calédonie, le Pays se doit d’éduquer ses futurs citoyens à :

L’écologie et le respect des équilibres naturels, l’autonomie, la solidarité, la responsabilité des personnes et des collectivités, à la justice et à la démocratie, au sens de l’initiative, de la créativité et de l’engagement citoyen, à l’échange et au partage, à l’ouverture des autres, au respect de la différence et à la convivialité.

Pour reprendre une idée chère à Patrice Godin, l’école se doit de préparer une communauté de vie et de porter un projet de société démocratique et multiculturelle…

L’école calédonienne doit être une école de la vie … On doit y apprendre que la vie est une spécificité de notre planète et qu’il est de notre responsabilité de s’y comporter de façon à y maintenir les conditions qui nous permettent de continuer à y vivre ainsi que les générations à venir. Notre école doit aussi transmettre des connaissances élémentaires sur la terre, la biosphère, les écosystèmes, la biodiversité et tous les éléments particuliers qui en font une planète vivante, comprendre l’impérieuse nécessité de la protéger et le désir de la préserver, à l’échelle de la planète mais aussi dans un environnement proche : »penser globalement et agir localement ».

« Quand l’enfant arrive, le monde est déjà là et il revient à l’adulte de « faire les présentations », d’accompagner ce nouveau venu dans un univers déjà ancien, qui a ses règles, ses coutumes, ses expériences accumulées. Nous avons là une tâche d’intégration dans la « domus- la maison, qui est toujours plus ou moins une opération de « domestication »…C’est dans cet esprit, suggéré par Ph. Mérieux, qu’il s’agit d’initier à l’écologie science des équilibres naturels et à l’économie, gestion de nos activités de production, d’échanges et de consommation, qu’il nous appartient de réconcilier, en ne perdant pas de vue que « eÏkos », maison est la racine commune à écologie et à économie.

Pour beaucoup de calédoniens, la maison est une case, d’où l’importance d’ajouter une autre dimension forte : une approche pour tous de la culture kanak et plus largement des cultures océaniennes….

Le 7 juillet 2010                               Guy FOHRINGER

Forum-Conférences : Du champ à l’assiette – Samedi 12 juin Bibliothèque Bernheim

 

 

 

 

 

 

 

Faut-il construire un « ecolodge » à Casy ?

Si on considère les dégradations programmées et les destructions massives que l’industrie minière et métallurgique inflige au Grand Sud, l’idée d’un « Ecolodge » à Casy,  de prime abord paradoxale, a aussi de quoi séduire, d’autant que le projet se présente comme un outil de développement, créateur d’emplois s’intégrant « harmonieusement » dans son environnement.

Toutefois ce nouveau projet devrait susciter, chez tout citoyen soucieux des affaires de son Pays, au moins quelques questions, voire

Click to continue reading « Faut-il construire un « ecolodge » à Casy ? »

[nggallery id=14]
Un week-end à Boghen

P1000814m                                                                                             

Le week-end des 6 et 7 mars 2010, avec l’autorisation du chef de clan Banreu mé Djuara – Négwamwé Nédjoumé, propriétaire coutumier de Péya, nous avons effectué une plantation de 300 pieds de forêt sèche ceci en collaboration avec le Programme Forêt Sèche.

 Nous, membres et sympathisants d’Action Biosphère, avons commencé ce samedi matin par une coutume afin de remercier le clan hôte qui nous permet d’effectuer ce week-end de plantation. Cet échange fort était encore gonflé par le sentiment unanime de l’importance de la préservation de la biodiversité pour l’avenir du pays. La cinquantaine de volontaires s’est dirigée dès 9h vers le terrain préalablement clôturé contre les cerfs. 

Ce sont en premier lieu les barres à mine et les pelles qui ont été utilisées afin de préparer les trous, puis alors que certains continuaient à creuser, les premiers plants ont été mis en place. Tous les participants avaient du cœur à l’ouvrage et en près de 3h, tous les plants étaient en terre et arrosés, de même qu’était nettoyé de tous ses envahissants (beaucoup de faux basilics) le sous-bois de la forêt sèche encore présente sur ce site.

 

 

 

 

 

Ce sont alors des volontaires fatigués mais heureux qui ont pu suivre la visite explicative de MM. Hénocque et Butin sur la forêt sèche, son fonctionnement et son importance dans la biodiversité Calédonienne.

Le repas du midi, préparé par les familles, a permis à tous de recouvrer des forces tout en prenant le temps de faire connaissance et d’échanger sur cette matinée comme sur la balade prévue l’après-midi.

 

C’est vers 14h30 après une sieste, que deux groupes se sont formés pour une balade le long du creek de la tribu. Les groupes ont ainsi cheminé pendant plus de 2h en suivant les explications données par nos deux charmants et passionnants guides que sont Vahimoana Fogliani et Stéphane Hénocque. Le retour chez les Banreu et la collation qui nous y attendait ont été pour tous un moment de détente et de repos après cette journée active.

C’est un délicieux repas de grillades de cerf qui avait été préparé, et nous avons tous passé une excellente soirée marquée par un spectacle organisé par les enfants de la famille et ses amis avec pour maître de cérémonie le fils Dany toujours prompt par sa gentillesse et son humour à entraîner tout le monde à sa suite.

Le dimanche matin, après une nuit réparatrice, un petit déjeuner nous attendait, avant une visite des cultures « bio » de la famille. Une fois le rangement du campement terminé, nous avons déjeuné de grillades et de délicieuses salades de poissons avant d’effectuer une coutume de remerciement pour l’accueil merveilleux que nous avons reçu et c’est avec l’envie de réitérer une expérience aussi agréable que nous nous sommes séparés. 

Nous tenons encore à remercier le clan et ses alliés pour ce week-end qui restera longtemps gravé dans la mémoire de tous ceux qui ont eu la chance d’y participer.

Alerte aux requins dans la Baie des Citrons

1. Main basse sur le domaine public maritime

Pour réaliser son projet, le promoteur utilisera 2 parcelles dont il est propriétaire, mais il envisage aussi de s’accaparer d’une grande parcelle du domaine public maritime, ce qui fait l’objet de l’enquête publique en cours.

Construire sur sa propriété, quoi de plus légitime ? Aliéner une partie du domaine public maritime et spolier les citoyens d’un espace sur lequel ils ont des droits, sans véritable contre partie, c’est plus discutable.

Que deviendrait en effet le littoral si chacun se mettait à revendiquer le morceau de littoral qui se trouve devant sa propriété ? Le littoral est un domaine public où chacun peut librement se promener, se baigner à la mer ou faire la pêche. Il doit le rester.

Click to continue reading « Alerte aux requins dans la Baie des Citrons »

Mobilisation contre le réchauffement climatique

Au nom d’EPLP, je vous remercie d’avoir répondu à notre appel ce soir à ce petit rassemblement impromptu. Nous ne sommes pas nombreux, mais le nombre importe  peu.

Ce qui compte, c’est que ce rendez-vous s’inscrit dans une mobilisation mondiale

Click to continue reading « Mobilisation contre le réchauffement climatique »

Plan de déplacement urbain : éviter les fausses pistes pour sortir de l’impasse

300px-Noumea-NewCaledonia-EOEn matière de circulation, le Grand Nouméa connaît aujourd’hui une situation comparable à celle qu’ont connue les villes à moyenne ou forte population en métropole dans les années 70, toutefois elle est aggravée du fait :

Click to continue reading « Plan de déplacement urbain : éviter les fausses pistes pour sortir de l’impasse »

© 2010 Action Biosphère Suffusion WordPress theme by Sayontan Sinha
Better Tag Cloud