Dechets019.jpgPoubelles renversées, conteneurs qui débordent, dépôts sauvages, cannettes sur les bords de routes, déchets qui encombrent les trottoirs, tessons de bouteilles un peu partout, odeurs pestilentielles et lixiviats nauséabonds émanant de tas d’ordures non ramassés, feux dans les dépotoirs, combustion de PVC et ses rejets toxiques de dioxines, montagne de déchets qui s’effondre à Ducos…

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Plan de déplacement urbain : éviter les fausses pistes pour sortir de l’impasse

300px-Noumea-NewCaledonia-EOEn matière de circulation, le Grand Nouméa connaît aujourd’hui une situation comparable à celle qu’ont connue les villes à moyenne ou forte population en métropole dans les années 70, toutefois elle est aggravée du fait :

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Monsieur le Président,

Dans un article paru dans les Infos du 31 juillet 2009 sous le titre « Quelques nouvelles questions » à propos de l’usine du Nord, vous insistez sur le « silence assourdissant des associations écologiques » quant aux impacts environnementaux de cette usine.

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L’activité nickel en Nouvelle-Calédonie : pertes et profits

1. Pourquoi un bilan est-il nécessaire ?

a)      Un moment charnière :

Nous sommes à un moment charnière de l’activité nickel en Nouvelle Calédonie :

-         les gisements à forte teneur se font rares, ce qui conduit les industriels à recourir au minerai de latérites et donc à remplacer la pyrométallurgie par l’hydrométallurgie. Le coût de l’énergie ne peut qu’accélérer cette tendance.

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La roche percée : un gouffre sans fond ou des vases communicants ?
A l’école primaire déjà, on apprend que le littoral est un milieu instable et que la mer est susceptible d’en modifier le profil au gré des vagues et des courants. Ce phénomène naturel qu’on peut observer sous toutes les latitudes est évidemment préoccupant pour tous ceux qui habitent « les pieds dans l’eau » ou ceux qui utilisent la plage à des fins ludiques ou professionnelles.
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Un article paru dans les Nouvelles Calédoniennes le 9 juin 2009 sous le titre « 45000 m3 de sable pour sauver le site » nous apprend que des experts auraient trouvé « une solution douce » pour lutter contre l’océan. Il aura fallu 2 ans à une équipe d’ingénieurs pour trouver que le meilleur moyen de sauvegarder la plage de la Roche Percée était de l’ « engraisser » en y déposant 45 000 m3 de sable. L’article ne précise pas combien de temps le sable va rester à l’endroit où on l’aura déposé, ni quand il va falloir recharger la plage, ni si d’autres solutions ont été envisagées, ni le coût de l’étude. Il ne précise pas non plus la provenance du sable, ni à qui va profiter l’opération. Compte tenu de la proximité du domaine de Gouaro Déva et de ses gisements de sable, la solution semble toute trouvée. Creuser des trous dans le sable en perturbant gravement le milieu naturel pour remblayer la mer, avec un résultat dont chacun sait qu’il ne sera pas durable, pourrait passer pour une plaisanterie de mauvais goût Il y a quelques mois, en effet, nous avions dénoncé le projet d’extraction de sable à la Pointe Vidoire à cause de l’impact que cette carrière aurait eu sur la faune, la flore, les réseaux d’eau de surface et sous terrains. Heureusement ce projet a finalement été abandonné, suite à la mobilisation des populations riveraines et des associations.

[caption id="attachment_233" align="aligncenter" width="400" caption="Baie de Gouaro"]baie-de-gouaro[/caption]

Va-t-on également consacrer 2 ans d’études pour que des experts puissent évaluer les conséquences que l’extraction de sable aura inévitablement sur le milieu naturel sur le domaine de Gouaro ? En creusant des trous en zone littorale, on peut d’ores et déjà prévoir la formation de marais saumâtres, véritables nurseries à moustiques, qu’on sera ensuite fortement tenté d’asperger de Malathion pour ne pas incommoder les touristes. On risque aussi de perturber gravement les réseaux d’eau douce qui s’écoulent sur la plage et dans le lagon, et qui contribuent au développement d’une vie marine originale, alors que cette zone comprenant la Faille de Poe est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. (Voir dans Les Infos notre réponse pour l’enquête publique idoine du 31 octobre 2008) Malheureusement, si elle se réalise, cette opération n’aura pas seulement un impact sur l’environnement, mais aussi sur les finances publiques. En appliquant le tarif du sable de mer sur le marché, on peut se faire une idée de la dépense. Si le sable qu’on va envoyer à la mer est définitivement perdu, les contribuables pourront malgré tout dormir tranquilles, les marchands de sable veillent et ils y trouveront sûrement leur compte : il n’y a pas que la plage qu’on aura « engraissée ».

juillet 2009 Action Biosphère

[caption id="attachment_246" align="alignleft" width="448" caption="Roche percée"]roche percée[/caption]

Communiqué de Presse 16 avril 2009

« A nos risques et périls » ?

Nous exigeons une industrie minière responsable de ses actions, respectueuse des hommes et de l’environnement, et nous nous opposons à toute exploitation de ressources ou autre activité pouvant engendrer des dégâts sur le patrimoine naturel, patrimoine reconnu au niveau mondial pour son caractère exceptionnel et qui constitue la ressource renouvelable majeure du pays.

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Avant même que soit constituée l’Association d « Observation Et d’Information sur l’Environnement », à l’initiative de la Province Sud, ayant pour objet de « participer à la surveillance de l’environnement principalement dans les aires d’influence des complexes industriels et miniers du Grand Sud… », Valé Inco nous signale avec 24 heures de différé qu’un « incident à l’usine d’acide sur le site industriel de Valé Inco » est survenu « provoquant une fuite d’acide » dont une partie a « impacté le Creek de la Baie Nord ».

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