Un projet « parachuté », qui ne s’inscrit pas dans une réflexion globale de développement urbain, ni dans un Schéma de Déplacement cohérent

On aurait pu s’attendre, pour un projet de cette ampleur qu’il s’inscrive dans une réflexion plus globale sur le développement urbain à venir et que dans sa présentation, il soit fait plus largement référence à des textes réglementaires qui encadrent le développement urbain tels que le PDU ( Plan de Déplacement Urbain ) en métropole ou des outils locaux de prospective tels que le PDAN ( Plan de Déplacement de l’Agglomération de Nouméa) ou encore le SCAN ( Schéma de Cohérence de l’Agglomération Nouméenne).

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Pour sauver la planète, sortez du capitalisme

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme

Un titre qui sonne comme une provocation ; Un livre qui dérange et qui ne manquera pas de susciter, des poussées d’urticaire. Et pourtant l’idéologie capitaliste dominante fait aussi en Nouvelle Calédonie, des ravages perceptibles :

  • dans le paysage, avec une dégradation continue des milieux naturels,
  • dans les relations sociales, avec une croissance criante des inégalités
  • dans les mentalités, avec le développement de la consommation ostentatoire des biens matériels, la course au profit, l’esprit de compétition et un individualisme triomphant au détriment des valeurs traditionnelles océaniennes, de solidarité et de partage.
  • Et même dans les croyances, avec une foi dogmatique dans la croissance économique, la valeur absolue du PIB et les miracles de la technologie, susceptible  de nous sauver de tous les maux.

Cette idéologie imprègne notre vie quotidienne, au point de nous paraître  naturelle et  de nous empêcher d’imaginer qu’ « un autre monde est possible ». Hervé KEMPF, explique en un langage accessible et sans faux semblant quels en sont les rouages. Il donne des clés pour en comprendre le fonctionnement. Il esquisse aussi des pistes pour en sortir.

A l’heure où tout le monde parle de « construire le Pays », on ne peut qu’encourager à lire ce livre pour qu’à tous les niveaux,  chacun fasse passer le bien commun avant le profit, la coopération avant la compétition, et l’écologie avant l’économie.

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Film à voir « Solutions locales pour un désordre global »

  Le dernier film de Coline Serreau est à voir à la FOL le jeudi 22 juillet et le samedi 24 juillet à 18h00 (Billets en vente sur place au tarif de 500 F. Des pré-ventes auront lieu le samedi 17 juillet au marché de  la Moselle et le dimanche 18 juillet au marché BIO du parc Forestier).

 Synopsis film « Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » Coline Serreau, réalisatrice Durée 1 h 53. Bande annonce visible à : http://www.solutionslocales-lefilm.com/bande-annonce-et-extraits

 Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.

 Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.

Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.

Cette série d’entretiens d’une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.

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Plan de déplacement urbain : éviter les fausses pistes pour sortir de l’impasse

Plan de déplacement urbain : éviter les fausses pistes pour sortir de l’impasse

300px-Noumea-NewCaledonia-EOEn matière de circulation, le Grand Nouméa connaît aujourd’hui une situation comparable à celle qu’ont connue les villes à moyenne ou forte population en métropole dans les années 70, toutefois elle est aggravée du fait :

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L’intelligence du jardinier

L’intelligence du jardinier

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Un livre qui a le mérite de remettre l’homme à sa place :

Titre : L’intelligence du jardinier

Auteur : Anne France Dautheville

Edition : Arthaud -  mars 2009

Extrait :

« Quand les plantes sont considérées comme des choses, l’agriculture devient une industrie.

Les engrais dans une main, les pesticides dans l’autre, l’OGM en bandoulière, l’industriel de la terre, s’est lancé à la conquête de la planète, et tant pis pour la biodiversité. Pendant ce temps, le jardinier continue d’observer la plante, de lui apporter ce qu’elle demande, sans polluer. Le chercheur, le collectionneur sauvent des espèces menacées, au prix d’aventures étonnantes, et ils réussissent des miracles. Au quatre coins du monde des agriculteurs de plus en plus nombreux reviennent à l’intelligence du jardinier : ils utilisent la science pour comprendre la complexité de la nature, et leurs récoltes sont magnifiques.

Preuve que l’on peut faire autrement. »

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Lettre ouverte à Monsieur le Haut Commissaire (05/08)

Monsieur le Haut Commissaire, 

Nous avons été très honorés d’être invités, par vous-même et Monsieur le Président du Gouvernement de la Nouvelle Calédonie à la Première Conférence sur le Schéma d’Aménagement et de Développement du Pays, mercredi 14 mai 2008 à Koné. Nous sommes satisfaits de constater que de nombreuses autorités, venant d’horizons différents et exerçant des fonctions diverses, se trouvent enfin réunies indépendamment des étiquettes politiques, pour mener une réflexion approfondie sur des problèmes de société, comme l’aménagement de l’espace, les choix énergétiques, le développement industriel ou agricole, la gestion de l’eau et des déchets, les transports, en dépassant le cadre et le calendrier liés aux échéances électorales. Dans un article récent paru dans les Infos sous le titre «  L’après nickel, c’est aujourd’hui » , nous avions d’ailleurs salué cette initiative, tout en déplorant qu’elle arrive bien tard, 10 ans après la signature de l’Accord de Nouméa et l’adoption de la Loi Organique.

Nous avons aussi constaté que tous les intervenants, sans exception ont mis l’accent sur le développement économique, ce qui somme toute, correspondait à l’annonce, mais que l’environnement, une fois de plus a été réduit à la portion congrue, ce qui montre bien que le concept de développement durable, dont l’environnement constitue pourtant l’un des piliers n’est pas encore rentré dans les mœurs.

Nous en voulons pour preuve la réaction des orateurs à la question posée par Monsieur Talamona, qui faisait partie de la délégation EPLP : «  Comment concilier une croissance forte de l’ordre de 7% appelée de tous leurs vœux par les leaders politiques et le problème planétaire du réchauffement climatique qui a d’ores et déjà des conséquences écologiques, mais aussi économiques non négligeables ? » Toute l’assistance a pu constater que cette « question qui dérange » est restée sans réponse, alors qu’elle se trouve aujourd’hui au coeur de toute réflexion sérieuse sur le développement.

Dans ces conditions, parler comme vous l’avez fait lors de votre discours, d’ « absolutisme  écologique » en Nouvelle Calédonie nous paraît hors de propos voire démagogique. Est-ce faire preuve d’absolutisme écologique que de promouvoir une politique « zéro déchets », alors que de nombreuses collectivités en Nouvelle Zélande, en Australie, au Canada, mais aussi en France, ont adopté cette démarche ? Est-ce faire preuve d’absolutisme écologique que de demander l’adoption d’une politique volontariste en matière d’énergies renouvelables permettant comme en Allemagne, au Japon, mais aussi à la Réunion et en France à des particuliers de se doter de panneaux solaires raccordés au réseau ? Est-ce faire preuve d’absolutisme écologique que de demander l’application de mesures telles qu’elles sont prévues dans la Loi cadre de Protection de la nature de juillet 1976 en métropole, qui n’a pas été rendue applicable en Nouvelle Calédonie ?

Vous n’êtes pas sans savoir que la Nouvelle Calédonie a pris en matière de protection de l’environnement un retard considérable, déjà bien avant que cette compétence ne soit transférée aux Provinces. Alors, quand nos déclarations ou nos prises de positions paraissent excessives au regard de quelques esprits archaïques, elles ne relèvent la plupart du temps que du simple bon sens et de ce qui serait considéré ailleurs comme des lieux communs.

Ce retard accumulé, parfois avec la bénédiction de l’Etat, est d’autant moins acceptable que la Nouvelle Calédonie est considérée par la communauté scientifique internationale comme l’un des principaux  hot spots de la planète pour sa biodiversité. De plus, contrairement à une idée largement répandue, que vous contribuez à entretenir, la protection de l’environnement n’est pas de la seule compétence des Provinces, elle est une compétence largement partagée, y compris avec l’Etat. L’exemple le plus flagrant est la lutte contre les feux de brousse, qui implique les Communes, les Provinces et l’Etat, et qui a été au centre des préoccupations de toutes les associations de défense de la nature ces 40 dernières années. Pourquoi a-t-il fallu attendre la catastrophe de la Montagne des Sources pour obtenir un début d’organisation des moyens par la Sécurité Civile ? Pourquoi la Réglementation minière, qui était jusqu’à une époque récente de compétence Etat, n’a-t-elle pas évolué depuis 1954 ? Pourquoi la Nouvelle Calédonie a-t-elle été écartée de l’application du Protocole de Kyoto ? Pourquoi aucune mesure concrète n’a-t-elle été prise en application de la Convention de Rio pourtant ratifiée par la France et applicable en Nouvelle Calédonie en matière de protection de la biodiversité et de lutte contre l’introduction d’espèces exogènes (écrevisses, tortues de Floride…) Pourquoi, malgré l’annulation d’ICPE par le TA pour manquement aux normes environnementales, l’Etat a-t-il continuer à accorder une aide fiscale considérable à une multinationale métallurgique ? Pourquoi autorise-t-on en  Nouvelle Calédonie l’usage de pesticides reconnus cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques interdits en métropole ? Sommes-nous en matière de protection de l’environnement et de la santé, des Français de seconde zone ?

Dans ce contexte, au lieu de parler d’absolutisme écologique, il aurait été plus approprié de souligner le courage de ceux qui s’engagent, souvent en prenant des risques, par une contribution active à la protection de l’environnement, plutôt que de les fustiger.

Pour terminer, nous considérons qu’aucun Schéma d’Aménagement et de Développement crédible ne peut se faire sans un inventaire rigoureux des Zones d’Intérêt Ecologique de Faune et de Flore. Une telle étude constitue, à nos yeux, la pierre angulaire et le préalable à tout programme de Développement ou d’Aménagement. Il serait en effet totalement irresponsable, de livrer un Pays qui a un taux d’endémisme de flore de l’ordre de 80% à l’appétit vorace d’aménageurs et d’exploitants de tous poils en l’absence de connaissances précises et de mesures de protection appropriées des ressources naturelles qu’il recèle.

Nous nous permettons donc de solliciter  de votre bienveillance, le financement et la réalisation d’une telle étude sous l’égide du Muséum d’Histoire Naturelle, comme celle qui a été menée à Santo en 2007.

Veuillez agréer, Monsieur le haut Commissaire, l’expression de notre considération respectueuse.

Action Biosphère, le 20 mai 2008

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L’activité nickel en Nouvelle-Calédonie : pertes et profits

L’activité nickel en Nouvelle-Calédonie : pertes et profits

1. Pourquoi un bilan est-il nécessaire ?

a)      Un moment charnière :

Nous sommes à un moment charnière de l’activité nickel en Nouvelle Calédonie :

-         les gisements à forte teneur se font rares, ce qui conduit les industriels à recourir au minerai de latérites et donc à remplacer la pyrométallurgie par l’hydrométallurgie. Le coût de l’énergie ne peut qu’accélérer cette tendance.

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Urbanisme : verticalité ou horizontalité ? Contribution d'Action Biosphère

Urbanisme : verticalité ou horizontalité ? Contribution d’Action Biosphère

« Votre maison est votre plus grand corps… Vous n’habiterez pas des tombes construites par les morts pour les vivants… Votre maison ne saurait contenir votre secret ni votre désir. Car ce qui est infini en vous habite le château du ciel, dont la porte est la brume du matin, et dont les fenêtres sont les chants et les silences de la nuit ; » Khalil Gibran*

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Agir pour une qualité de vie à long terme, pour tous

Agir pour une qualité de vie à long terme, pour tous

Intervention de Guy Fohringer à la Convention UMP au Mont Dore, le 26 juillet 2008

Bonjour,

Dechets016.jpgOn m’a demandé d’intervenir sur la gestion des déchets. Cela peut paraître décalé, voire prétentieux de ma part d’avoir accepté, compte tenu de l’expérience menée dans ce domaine par MONT DORE ENVIRONNEMENT, qui va tout à fait dans le sens de ce que nous préconisons.

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A nos poubelles citoyens !

A nos poubelles citoyens !

Dans tous les pays évoluant vers un mode de vie occidental et la société de consommation, la gestion des déchets pose problème. Les modes de gestion les plus courants sont l’enfouissement, l’incinération ou le tri sélectif. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. Certaines villes et collectivités, en Nouvelle Zélande, en Allemagne, en Australie, mais aussi en France ont opté pour le « zéro déchet »…

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